Si c’est sans doute une ambition partagée par chaque entreprise, chaque start-up qui se monte, c’était certainement celle de nos enthousiastes pionniers, dont je suis l’héritière et dont l’esprit d’aventure, l’anticonformisme dans le sens de la capacité à penser autrement, la soif de savoir, l’audace, le courage nous inspirent encore.
Je parle ici de plusieurs points de vue : celui de la pilote passionnée, fascinée par le vol d’abord, de la compétitrice bien sûr et aussi du point de vue de l’engagement : au musée et à l’Aéro-Club de France. L’engagement à tout ce qui touche à notre rapport au vol, à son histoire, son présent et aux nouveaux défis de notre siècle pour adapter l’aéronautique au changement climatique, décarboner, protéger l’avenir et rendre compatibles avenir et développement de l’aviation, écologie et liberté.
7 minutes : c’est le temps d’une épreuve sur les 3 qui se déroulent en quelques jours une seule fois tous les 2 ans… La différence entre la voltige aérienne et les autres sports de haut niveau est que tout va se jouer sur un maximum de 3 épreuves de 7 minutes et qu’il n’y a pas plusieurs manches. Lors des compétitions de ski par exemple, ou des courses de vitesse de voitures, il y a des possibilités de se rattraper. On ne perd pas tout en 10 secondes. Dans la compétition de voltige, si…
Il faut donc être bon au bon moment et y consacrer plusieurs temps. Chacun de ces temps a ses propres enjeux. Ce qui veut dire former une équipe, écouter, anticiper et se préparer à toute éventualité pour gérer l’imprévu.
Comment gagner… 12 ans plus tard ? Comment choisir de nouvelles voies ? On n’est pas excellent sans repasser par l’humilité absolue, l’apprentissage absolu, entouré des gens les plus talentueux possible. L’écoute nous permet aussi de saisir de nouvelles opportunités. Et d’oser !
Dans tout ce que j’ai entrepris, il y avait des rapports à l’équipe assez différents, mais l’écoute et l’anticipation avaient la même importance et il y avait toujours un mentor…